S'engager pour une Europe forte et plus proche des citoyens

Si l'Union européenne a été est est toujours un outil unique et indispensable pour permettre de véritables avancées sur les plans géopolitiques, économiques ou environnementaux, les multiples crises actuelles, du Brexit à la gestion de la crise grecque ou de celle des réfugiés, montrent les limites et la faillite du système actuel. Définir un nouvel agenda européen pourrait faire l'objet d'un ouvrage entier, mais pour prendre quelques mesures :
- Renforcer l'influence française dans les institutions européennes. Nos gouvernements successifs ont beau jeu de mettre sur le dos de "Bruxelles" des législations impopulaires, oubliant de rappeler l'influence décisive qu'un Etat puissant comme la France peut avoir à toute étape du processus (rappelons que la Commission ne décide rien: chaque texte est voté par le Conseil des ministres nationaux et le Parlement européen). Un positionnement européen ambitieux, avec de vrais ministres des affaires européennes restant en poste plus de 6 mois et existant sur le plan politique, des députés européens qui n'utilisent pas le Parlement européen comme placard doré en attendant de revenir sur la scène nationale et un vrai soutien coordonné aux entreprises et aux associations françaises à Bruxelles serait indispensable.
Sur le fond, les mesures à prendre seraient nombreuses:
- une refonte de la politique de cohésion et de la PAC, principaux postes de dépenses de l'UE, pour en alléger considérablement la bureaucratie et favoriser l'accès aux petits acteurs. Pour la PAC, la qualité et la durabilité de la production devraient être soutenues avant sa quantité.
- créer une vraie politique aux frontières (renforcement de FRONTEX, coopérations nationales, etc.) de l'UE pour gérer avec efficacité les flux de réfugiés et mettre fin aux situations humaines dramatiques actuelles. Le système de quotas de répartition des migrants par Etats membres devrait être appliqué avec fermeté, les Etats refusant de s'y plier devant faire l'objet de sanctions financières (suspension des versements de la politique de cohésion par exemple)
- gérer avec fermeté la sortie du Royaume-Uni de l'UE (notamment sur l'accès au marché unique)
- renforcer la transparence des institutions en règlementant plus durement les lobbies et la provenance des études scientifiques sur lesquelles sont basées les législation, et en interdisant le "pantouflage" des anciens Commissaires
etc.

Proposé par Hélène dans Europe et international Dans 5 programmes
  • 04/01/2017 16:57  

    L'Union Européenne pourrait être quelque chose de tellement bien... Comme pour toutes les autres, il faut revoir cette institution au plus vite.
    Le seul bémol de cette proposition, c'est que les actions proposées, bien que très bonnes, sont très éloignées de la compréhension du citoyen lambda...

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