Le pouvoir législatif direct aux citoyens

Le pouvoir de faire des lois, de les interpréter et de les modifier doit être donné à tous les citoyens français.
Il est actuellement entre les mains de nos parlementaires (348 sénateurs et 577 députés). Le budget annuel du Sénat et de l’Assemblée Nationale s’élève à plus de 900 millions d’euros (indemnités, charges sociales, frais de mandat, déplacements, téléphones, secrétariat) !
Sachant qu’environ 80 % des parlementaires sont en situation de cumul avec des mandats électifs locaux !

A la place de ces deux institutions, nous pourrions mettre en place des outils de concertation et de vote informatique où chacun des citoyens pourraient se renseigner, se faire un avis, et voter en son âme et conscience.
Nous aurions alors des Lois qui reflètent réellement la volonté du peuple et on ferait des économies !

Proposé par Didier dans Gouvernance et dialogue Dans 7 programmes
  • 04/12/2016 22:03  

    Sachant que moins de 30% de la population française est diplômé d'au moins un BAC+2 (source Insee / http://www.inegalites.fr/spip.php?article34 ), peut-on garantir que les décisions seront prises par des gens éclairés, d'une part conscients des conséquences de leur vote et d'autre part soucieux de l'intérêt collectif ?

    Pour rappel, en 1981, plus de 60% des français se disaient favorable à la peine de mort.


    J'approuve cependant l'idée d'un retour (partiel) du pouvoir législatif aux mains des citoyens, mais cependant tout en conservant une assemblée politicienne.

    Par exemple :
    - Une assemblée élue par les citoyens, d'environ 400 membres (environ l'assemblée actuelle)
    - Un vote physique ou numérique par les citoyens. (Référendum ou vote à choix multiples ? A choix argumenté ?)

    En cas de refus lors de l'un des deux votes, mettre en place un groupe de réflexion d'une vingtaine de citoyens (tirés au sort sur les listes électorales ou liste de volontaire), supervisé par quelques députés.

    • 05/12/2016 09:15

      On en revient donc toujours à laisser les "sachants" gouverner...
      Je ne pense pas qu'il est nécessaire d'avoir des diplômes pour avoir des idées, j'en ai d'ailleurs aucun, et je m'en porte pas plus mal !
      Votre commentaire revient à dire de laisser 70% des gens de côté...
      Personnellement, je pense que c'est en responsabilisant les gens et en les formant, qu'on les "éclaire".

    • 06/12/2016 12:57

      Certes c'est un raccourci, j'aurais dû récuperer le taux d'analphabètes en France plutôt. J'ai bien des connaissances qui arrivent tout juste à se servir du numérique. Qui ne comprennent rien à la politique ou qui ne s'y interessent pas.

      J'admets le raccourci études-capacités, mais quand je prête attention au niveau courant d'un certain nombre de personnes, je les vois mal décider de textes de loi avec tout le dicernement nécessaire.

      Votre présence ici montre déjà que vous n'êtes pas de ces gens qui peinent à vivre "connectés". Vous n'êtes certainement l'electeur moyen qui donne son vote parce qu'untel "a promit ça, ça ou ça".

      Former les gens, comme vous le dites, reviens un peu à ma parallèle avec les diplômes. Les gens le veulent-ils ?

      Les clichés, la peur et la nostalgie sont des moyens bien plus facile pour influencer l'electeur moyen que la lumière de la connaissance.

  • 06/12/2016 21:05  

    De plus, pour compléter mes propos :

    Historiquement, la démocratie directe prise en exemple est la démocratie Athénienne.
    40 000 citoyens (Homme de plus de 20ans non-esclaves et nés de parents Athéniens) pour 250 000 habitants.
    Un bel exemple de gouvernance par les "sachants", d'autant que ces 40 000 se représentaient entre eux (500 personnes à la Boulè).

    Parlons plutôt d'une démocratie "directe" moderne : La Suisse.
    La démocratie Suisse est semi-directe, car elle est mixée entre cantons élus et citoyens par référendum.
    D'une part le niveau de vie et d'instruction est plus élevé en Suisse, donc malheureusement plus de potentiels "sachants".
    Seulement, le recours fréquent aux référendum démotive à terme les votants, entraînant des participations peu élevées (moins de 45% de participation moyenne sur cette dernière décennie).
    Et là encore, 8 Millions d'habitants, bien loin de la taille de la France.

    • 06/12/2016 23:40

      On parle souvent du système Athéniens, mais ce n'était pas une réelle démocratie directe, tout simplement à cause du système de représentation que vous décrivez très bien.

  • 06/12/2016 23:41  

    Il ne faut pas imaginer mettre un site de concertation en place avec notre système actuel.
    Je pense qu'on peut simplifier les manières de faire pour aller plus vite, pour améliorer la compréhension des textes, et présenter de manière ludique les différents enjeux, scénarios, etc.
    Sous forme de vidéos, d'images que les gens pourront facilement partager sur les réseaux sociaux comme ils aiment le faire. Je pense qu’il faut réinventer la politique et la manière de participer aux débats en utilisant ce que les gens aiment faire, sans oublier que cela soit accessible à tout le monde.
    Pour ceux qui n’auront pas d’ordinateurs, on créera des salles publiques avec ordinateurs et internet, où on accompagnera les gens à s’en servir pour qu’ils puissent participer. D’une pierre deux coups, on aide à la numérisation de la France en plus.
    Si déjà on arrive à faire une concertation à 27 millions, ça sera déjà largement plus démocratique que maintenant.

  • 06/12/2016 23:42  

    L'organisme en charge de tout cela pourrait être dirigé par des citoyens, aidés d'experts reconnus pour émettre des avis transparents sur chacun des documents transmis.
    Je pense que des informations claires, réellement neutres, et certifiés par des tiers reconnus peuvent permettre à tout en chacun de se faire un avis.
    Imaginez un monde où les gens ne râleraient plus à cause de la politique, mais qui parlerait politique pour savoir quoi voter pour la prochaine loi travail.

3000 caractères maximum
2016-2017 - Ma Présidentielle - Bifrost v1.0 - À propos du site