Prêt d'État pour la rénovation énergétique des bâtiments

Tous les bâtiments devront faire l'objet d'une rénovation énergétique (renforcement de l'isolation, changement de la ventilation et du système de chauffage, mise en place d'énergie renouvelable, ...). Ces travaux sont rentables au niveau individuel mais sont difficiles à financer. En outre, de nombreux logement sont en copropriété ou en location.
L'État devrait prêter l'argent nécessaire pour les rénovations avec un remboursement équivalent aux économies générées.
Pour l'individu la rénovation est neutre financièrement (en cas de location, c'est le locataire qui rembourse sur les économies de charges).
Pour notre société, c'est tout bénéfice : amélioration de l'indépendance énergétique, réduction de la pollution, création d'emplois, lutte contre la précarité, justice sociale (ce sont souvent les plus pauvres qui paient le plus de charges de chauffage au m2).
La mesure ne coûte rien car le prêt est remboursé et garanti sur la vente du logement. Par contre, il rapporte à l'état du fait de la relance économique engendrée (TVA, emplois, ...).

Proposé par ELZEARD Jean-Michel dans Logement et habitat Dans 4 programmes
  • 07/02/2017 13:01  

    Proposition intéressante, mais un petit commentaire sur l'utilisation de l'argument de "ce sont les plus pauvres qui payent le plus de chauffage" tout en faisant remboursé le prêt sur les économies faites, ce qui rend donc l'opération nulle au niveau bénéfice pour l'habitant.

    A moins que j'ai zappé quelque-chose.

  • 08/02/2017 05:46  

    Bien vu !
    Les modalités d'une mesure sont parfois aussi importantes que l'idée.

    Sans rentrer trop dans les détails (qui sont à travailler), voici comment on peut financer les travaux sur le long terme en réduisant l'addition pour le locataire sans demander un centime au propriétaire :
    * Dans le cas des logements locatifs, la durée des prêts est allongée en proportion du caractère sociale de l'immeuble et de sa vétusté. (jusqu'à 50 ans pour un vieux HLM ou une maison dans un quartier délabré)
    * Ainsi le locataire ne reverse qu'une partie des économies réalisées pour le remboursement du prêt et bénéficie de non indexation de son loyer jusqu'au remboursement du prêt.
    * le propriétaire ne verse rien mais n'indexe pas ses loyers jusqu'au remboursement du prêt (qu'il peut anticiper s'il veut remonter ses loyers) ou la vente du bien. En contrepartie, il bénéficie d'une plus valus sur la valeur de son bien proportionnel à la vétusté de celui-ci.

    J'espère ne pas être trop confus..

  • 11/02/2017 15:23  

    ça m'a l'air un peu bancal et simpliste. Si c'était aussi simple, pourquoi cela n'est pas encore mise en place ?

  • 11/02/2017 17:37  

    Si toutes les bonnes idées étaient déjà mis en oeuvre, nous n'en serions pas là !
    J'ai était syndic de plus de 300 immeubles pendants 15 ans et gestionnaire de 1000 mandats de gestion d'appartement. La réalité actuelle, c'est que les petits salaires habitent des logements avec des loyers bas mais avec des charges élevés. Au final, il arrive que les gens vivent dans des taudis à des montants (loyer+charges) supérieurs à des résidences neuves.
    Les propriétaires qui touchent qu'un petit loyer ne peuvent pas investir et les locataire ont du mal à payer leur charge... donc les immeubles se dégradent comme la vie des gens qui y vivent !
    Pourquoi c'est pas encore mis en place ? c'est la question que je me pose aussi et c'est pourquoi je fais cette proposition.

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